Classes et spécialités autorisées pour des personnages Atal'ai.

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Classes et spécialités autorisées pour des personnages Atal'ai.

Message  Rumeurs de Cabestan le 29.07.13 17:41

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Les trolls que regroupent les Mercenaires Atal'ai sont tous des Atal'ai issus du Temple d'Atal'Hakkar (plus connu comme étant le Temple Englouti, dans le Marais des Chagrins) ayant participé à une tentative de coup d'État ratée contre Jammal'an le Prophète de Hakkar. Les exceptions à cette règle sont extrêmement rares, et, si un paria issu d'une tribu Gurubashi ou Amani peut exceptionnellement rejoindre cette bande de mercenaires, il est impossible, au vu de l'histoire des Mercenaires Atal'ai, que ceux-ci soient rejoints par un Sombrelance.

Les classes et spécialités autorisées aux Atal'ai sont un peu plus restreintes que les classes et spécialités autorisées habituellement pour les trolls par le jeu, qui sont, elles, prévues pour des Sombrelances. Du fait des particularismes Atal'ai, les classes autorisées par le jeu correspondent parfois à des catégories sociales, des rôles différents existant dans la société Atal'ai. Aussi, lorsque la distinction est nécessaire, les classes telles que définies IG, pour des besoin GP seront indiquées en italique, alors que les catégories auxquelles elle correspondent d'un point de vue RP dans la société Atal'ai seront indiquées en gras souligné.

Ce topic les exposant peut-être sujet à des éditions, en fonction des évolutions possibles du débat tenu entre les membres de la guilde [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

Cependant, jusqu'à édition, les règles qui régissent la guilde quant aux classes et spécialités autorisées pour des Atal'ai demeurent celles exposées ci-dessous :

Chaman :
WoW définit les chamans comme des guides spirituels faisant appel à des puissances spirituelles pas toujours bienveillantes. Et c'est exactement ce que sont, chez les trolls, les "sorciers-docteurs", qui contrôlent, dominent ou négocient avec les esprits (ceux que les trolls appellent "Loas", au cœur de leur sorcellerie vaudou). A noter que la différence entre, d'un coté, les spécialités "caster" et "healer" du chaman, c'est-à-dire les "sorciers-docteurs", et, de l'autre, les sorciers vaudou ou féticheurs (c'est-à-dire les autres classes/spécialités de "casters" ou "healers") est si mince - car c'est après tout, par l'usage de leur sorcellerie vaudou, aussi au pouvoir des Loas que ceux-ci font appel - que les trolls n'y prêtent sans doute guère d'importance. Cette distinction est peut-être même inutile, et les chamans peuvent être aussi définis comme des sorciers vaudou ou des féticheurs. D'ailleurs, les sorciers-docteurs pratiquent des rituels vaudous les liant à divers Loas, utilisant les fétiches que sont leurs totems.

Mais, de toutes manières, il semble bien que toute magie pratiquée par les trolls repose sur le vaudou et les Loas.

==> Chaman Élémentaire / Chaman Restauration : Ces sorciers-docteurs tirent leurs sortilèges des négociations que les rituels vaudous qu'ils ont pratiqué leur ont permis d'entreprendre avec des Loas (ou de la contrainte qu'ils sont parvenue à imposer à certains Loas). Certains de leurs fétiches (ce que d'autres appelleraient peut-être totems ? Razz) leur permettent même visiblement de capturer et asservir certains de ces Loas.

Chez les Atal'ai, les sorciers-docteurs dont les pouvoirs sont plus grands dans l'art d'infliger les dégâts (les Chamans élémentaires) seront peut-être plus populaires, des Loas de la Destruction et du Carnage comme Ogun (Loa de la guerre et de la magie noire - notamment des malédictions) ayant plus la côte auprès de cette tribu ("Parce que, soigner, c'est pas troll ! Ce qui est troll, c'est tuer, détruire !" Twisted Evil), mais, aussi malveillants soient les Atal'ai, pour des questions d'équilibre social dans une société un minimum viable, on ne peut pas penser qu'il n'y ait pas de Chamans restauration, ces exceptions qui utilisent le pouvoir des esprits plutôt dans un but thérapeutique que dans un but guerrier.

==> Chaman Amélioration : Plutôt que des sorciers-docteurs, ce sont des "chasseurs des ombres", sortes de guerriers sacrés tirant leur force de leur capacité à contrôler ces esprits que les trolls appellent "Loas". En simplifiant d'une manière un peu grossière, on pourrait dire, même si les différences ne sont pas aussi tranchées, que, si le sorcier-docteur tire des Loas ce qui est visuellement un sortilège, des rituels transforment le troll devenant chasseur des ombres en être physiquement possédé par ces Loas, lesquels renforcent sa puissance physique et lui confèrent des pouvoirs inhabituels, sans pour autant forcément en faire un béhémoth.


Chasseur :
Chasseurs ou "chasseurs de têtes" - parfois aussi définis comme des guerriers -, ils forment sans doute le groupe dont la présence chez les trolls des jungles vient le plus naturellement à l'esprit, une sorte d'archétype du troll gurubashi. Leur présence parmi les Atal'ai va donc de soit. Le fait de vouloir établir une différence nette entre le "chasseur de têtes" (entendons par là d'humanoïdes) et le "chasseur" (c'est-à-dire, dans le sens alimentaire, ce que nous, humains, identifions à un chasseur de gibier animal) semble un peu oiseux, car, pour les trolls - du moins pour ceux qui, contrairement aux Sombrelances, ne connaissent pas les restrictions alimentaires imposées par les lois de la Horde -, la distinction n'est pas très nette.

De même, la différence n'étant pas très nette entre chasse - dans le sens de l'activité à but alimentaire - et guerre - dans le sens de l'activité ayant pour but de se défendre de ses ennemis (et de toutes manières, les Atal'ai sont en guerre contre tout ce qui est extérieur à la tribu) -, il va de soit que la différence est relativement rare entre le rôle social du chasseur ou chasseur de têtes d'un côté, et celui du guerrier de l'autre.

Pour les chasseurs de têtes particulièrement vaniteux tenant à être différenciés de la plèbe guerrière, la différence entre le chasseur de têtes et le guerrier se situera plus au niveau du rôle que chacun jouera dans l'embuscade tendue au gibier préféré des Atal'ai (à défaut d'être le gibier principal, parce que, forcément, dans un marais peuplé de créatures anthropophages, elles sont moins nombreuses et plus prudentes, les peaux roses - ou vertes, d'ailleurs - assez crétines pour aller s'y aventurer). Maîtrisant leur environnement, se faufilant comme des ombres à travers les arbres, les chasseurs de têtes excelleront dans le domaine de la traque, ainsi que du meurtre perpétré grâce une embuscade rapide - vraisemblablement accompagnée d'une pose de pièges meurtriers -, avant même que la proie n'ait pu se rendre compte de ce qui lui arrive - sans parler de se défendre. Les guerriers, eux, serviront lorsque le nombre de proies sera trop important pour qu'une embuscade éclair où l'ennemi a à peine le temps de réagir soit possible. Ils constitueront alors la chair-à-dragon envoyée se frotter à l'ennemi, une fois que les chasseurs de têtes auront pistés celui-ci et l'auront conduit dans un guet-apens.

==> Chasseur Précision / Chasseur Maîtrise des bêtes / Chasseur Survie : Peu importe qu'ils excellent plus dans le fait d'abattre leurs ennemis de flèches habilement placée, dans le dressage de leurs cruels familiers ou dans la conception de pièges meurtriers, ils demeurent des chasseurs de têtes, et toutes les spécialisations demeurent pertinentes pour eux.

Les Atal'ai demeurant des trolls parmi les plus fourbes, on pourrait en déduire que le côté cruel et sournois des pièges du chasseur rendrait le Chasseur survie un peu plus populaire que les deux autres spécialisations. Mais cela ne constitue nullement une obligation ou une interdiction. Ni même un conseil.


Chevalier de la mort :
WoW définit les chevaliers de la mort comme des serviteurs du Roi-Liche créés et formés dans la forteresse volante d'Acherus, qui se libérèrent, au début de la Campagne du Norfendre (donc, tout début WotLK), de son emprise ; les anciens champions du Fléau, après avoir pris leur revanche, se retrouvèrent alors à errer sans but et sans patrie, et gagnèrent le monde des vivants à la recherche d’un nouveau sens à leur existence.

Cette période de tout début de la Campagne du Norfendre correspond à une époque où nos héros étaient depuis peu en Kalimdor, et venaient de se mettre au service de la Horde, les uns escortant des caravanes dans les Tarides, les autres servant les Réprouvés à Fossoyeuse. Il serait donc extrêmement peu crédible qu'il y ait, parmi les Atal'ai, des chevaliers de la mort tels que le jeu les entend.

Les Chevaliers de la mort que compte le gang sont donc ce qu'on qualifierait de "DK pas DK". Ils sont des "Marche-morts", c'est-à-dire des trolls relevés des morts par des sorciers Atal'ai. En effet, tant le clergé de Hakkar - qui, en plus de ses attributs liés à la soif de sang et au carnage, règne sur la non-mort et la nécromancie - que les sorciers-docteurs et féticheurs sont capables d'opérer ce genre de relèvement, les uns en faisant appel au pouvoir de Hakkar l'Écorcheur d'Âmes lui-même, les autres usant de rituels vaudou pour négocier ou contraindre des Loas liés à la mort ou la non-vie. Ainsi, l'importance du culte de Hakkar fait que la société Atal'ai accepte tout à fait la nécromancie, en témoignaient les innombrables trolls morts-vivants hantant l'instance du Temple Englouti jusqu'à ce que Blizzard n'enlève l'aile peuplée majoritairement d'Atal'ai de l'instance au début de Cataclysme. La seule réminiscence de cet élément - bien pauvre - est aujourd'hui constituée par les quelques morts-vivants accompagnant Jammal'an dans le Repaire de l'Élu, dont son garde du corps Ogom le Misérable.

C'est une exception dans le monde troll, où (si on exclut Zanzil le paria et ses larbins, ou à la rigueur les Faraki de Tanaris - mais, pour ces derniers, ne serait-ce pas une réminiscence de leur appartenance ancienne à l'Empire Gurubashi, avant que les tribus ne se révoltent contre les Hakkari et les Atal'ai ?) les domaines hakkari sont les seuls où l'on trouve des morts-vivants et où des trolls pratiquent la nécromancie (la tribu des Ecorchemousse n'entre pas en ligne de compte ; l'usage de la nécromancie y est vraisemblablement liée à la corruption par le Fléau). Dans les autres tribus des jungles, le reniement de Hakkar a sans doute contribué au renforcement du poids moral du Loa Bwonsamdi, gardien des morts qui n'apprécie pas du tout l'idée qu'on lui "reprenne ses clients" pour les ranimer.

Mais qu'est-ce qu'un marche-mort ? Comment est-il relevé et asservi, et par quels mécanismes ?

Que le sujet ait été un fanatique sanguinaire ayant fait le choix volontaire d'être sacrifié par les féticheurs ou sorciers-docteurs (il y a des cinglés partout Razz) pour être investi de la puissance nécromantique de Hakkar et devenir une sorte de Protecteur déchu de l'Écorcheur d'Âmes, ou encore un pauvre gars ayant fait l'erreur de fâcher la mauvaise personne, ou encore un Atal'ai décédé malencontreusement qu'un camarade a décidé de remettre en marche importe peu. Il ne s'agit là que d'une question de RP du personnage définissant ses principaux traits de caractère, et cela n'aura aucune influence sur les mécaniques du processus... Peut-être cela jouera-t-il un peu sur la liberté de mouvement et d'action et l'étendue l'asservissement subi par le personnage, mais à peine.

Concernant le processus, les grandes lignes en sont que le cadavre du sujet - normalement, tout frais pour que les rituels soient couronnés de succès - est soumis à une malédiction de non-mort par un pratiquant du vaudou Atal'ai (prêtre de Hakkar, sorcier-docteur, féticheur ou maléficieur, peu importe), qui permet au sorcier de relever le corps, mais en n'y laissant qu'une parcelle de ce que les trolls appellent son "mojo" (qui correspond plus ou moins à la "magie" animant son corps, quelque chose entre l'âme et l'esprit en laquelle croient d'autres cultures), le reste pouvant être absorbé ou emprisonné par le nécromant.

Privé d'une partie de son mojo, le marche-mort n'est plus réellement un être vivant à part entière ; il est un mort-vivant dépendant de son maître, car ne pouvant pas rester en vie sans les rituels que pratique régulièrement son maître sur lui. En prime, le sorcier dispose d'une sorte d'ascendant spirituel sur le marche-mort lui permettant de lui imposer sa volonté. Le marche-mort est donc asservi au point que sa condition est généralement à mi-chemin entre celle du garde du corps et celle de l'esclave.

En outre, les capacités intellectuelles du marche-mort ne sont pas à proprement parler limitées (on est bien loin du "Cerveeaaauuuux... Zombie veut mangeerrr cerveeaaauuuux !" caractéristique des films de série B évoquant la nécromancie vaudou), en témoignaient les six prophètes morts-vivants qui gardaient les terrasses (celles avec les statues) situées tout autour de l'aile peuplée majoritairement d'Atal'ai que Blizzard enleva de l'instance du Temple Englouti au début de Cataclysme ; ils n'avaient pas des masses de dialogues, mais étaient visiblement parfaitement autonomes (il y avait quand même même parmi eux un jeteur de sorts capable d'invoquer des démons, ce qui laisse présumer d'excellents restes des capacités intellectuelles qu'ils avaient de leur vivant). Cependant, parce que c'est cohérent (et pratique, parce que le Chevalier de la mort n'a pas grand chose à voir avec un Mage en termes de GP), nous estimons que celles-ci sont affectées.

Privé de l'essentiel de son mojo - qui est après tout la "magie" qui faisait de lui un être vivant -, le marche-mort n'est plus en mesure de faire appel à aucune autre magie que celles des Loas de la non-vie qui l'animent désormais. Sa mémoire a en général été elle aussi très sévèrement affectée par le processus. Enfin, certains traits de son ancien caractère - et principalement sa conscience (mais, après tout, les Atal'ai ont-ils une conscience de leur vivant ?) - sont considérablement réduits.

Toujours est-il qu'il n'est pas impossible d'envisager qu'une suite d'évènements vécus IG (en jeu) mènent peu à peu à la prise de conscience du marche-mort, voire à une réduction de sa dépendance par rapport à son maître en récupérant son mojo (ou ce qui en est récupérable). Cependant, il est simplement inenvisageable que le maître, qui dispose là d'un larbin bien docile, veuille le libérer par pure bonté d'âme, car ce n'est pas une qualité dont sont dotés les sorciers Atal'ai. Mais il ne demeure pas impossible qu'un autre sorcier que le maître soit impliqué, et tente d'affaiblir un rival en réduisant l'emprise dont il dispose sur son marche-mort, voire essaie de libérer ledit marche-mort pour qu'il lui soit redevable de son assistance ; mais des concepts tels que la gratitude ne semblent pas trop à la mode chez les Atal'ai.

==> Chevalier de la mort Impie / Chevalier de la mort Sang : Ces deux types de chevaliers de la mort aux pouvoirs liés, pour l'un à la putréfaction et à la nécromancie, et pour l'autre à la soif de sang constituent de bons archétypes du marche-mort.

==> Chevalier de la mort Givre : Trop typée "Roi-Liche", cette spécialité n'a aucun rapport avec la nécromancie vaudou et tropicale des Atal'ai, et n'est donc pas autorisée aux Atal'ai.

Il est à noter que tout ceci n'est que pure conjecture de notre part, et que rien n'est prouvé. Mais Blizzard ne fournit pas d'informations sur le sujet, aussi, là où il n'y a pas de sources (et où il n'y en aura vraisemblablement pas à l'avenir), il nous faut nous contenter de conjectures. Or celles-ci nous semblent cohérentes et sont acceptées de tous. Elles ont donc désormais force de loi pour nous.


Démoniste :
WoW définit les démonistes comme des jeteurs de sorts voyant les puissances de l'ombre comme une opportunité leur permettant d'avancer vers leur but consistant en la domination. Ces sorciers insatiables ayant décidé de se consacrer aux arts sombres, en négociant ou asservissant des puissances démoniaques, qui sont après tout des Loas (des esprits) trouvant particulièrement bien leur place dans la culture Atal'ai constituent sans doute l'archétype parfait du féticheur, du sorcier vaudou Atal'ai.

Aussi Blizzard a-t-il rendu un grand service à la guilde lorsqu'il a, à la sortie de Cataclysme, autorisé cette classe aux trolls. Il nous a permis de donner une réalité à ces petites créatures, les "esclaves Atal'ai", sortes de diablotins qu'on trouvait dans les anciennes parties du Temple Englouti, qui accompagnaient des féticheurs. C'étaient des Loas - c'est-à-dire des esprits (peut-être d'autres trolls) - asservis par les féticheurs Atal'ai et incarnés dans quelques chose...
Les démons du démoniste sont donc des esprits, des Loas asservis, et il n'y a aucune raison qu'il n'y en ait pas chez les Atal'ai. Au contraire, il y a toutes les raisons qu'il y en ait. Plus encore que tout autre jeteur de sorts, les démonistes correspondent parfaitement à l'image du sorcier vaudou ou du maléficieur Atal'ai.

On notera tout de même que la différence entre, d'un côté, les sorciers vaudou, féticheurs ou maléficieurs que sont les démonistes, et, de l'autre, les sorciers-docteurs issus d'autres classes de "casters" présentes dans le jeu est si mince - car c'est après tout aussi au pouvoir des Loas que ceux-ci font appel - que les trolls n'y prêtent sans doute guère d'importance. Cette distinction est peut-être même inutile, et les démonistes peuvent être aussi définis comme des sorciers-docteurs. Après tout, il semble bien que toute magie pratiquée par les trolls repose sur le vaudou et les Loas. Les seules différences entre ces jeteurs de sorts consistent dans des affinités de tempérament entre le personnage et les rituels vaudous qu'il utilisera le plus souvent et avec le plus de talent.

==> Démoniste Affliction / Démoniste Démonologie / Démoniste Destruction : Qu'ils consument à distance leurs ennemis dans des flammes incendiaires, qu'ils asservissent de puissants Loas de la Destruction et de l'Entropie pour combattre à leurs côtés, ou encore qu'ils fassent s'abattre sur leurs victimes des malédiction corruptrices affectant leur vitalité, les trois spécialités du démoniste correspondent parfaitement à l'archétype du féticheur Atal'ai.

Peut-être le démoniste affliction, dont la maîtrise est la meilleure dans les arts sombres des maléfices corrupteurs sera-t-il plus souvent appelé maléficieur par ses congénères, mais il n'est même pas certains qu'ils fassent la distinction.


Druide :
Les druides trolls - en tous cas Gurubashi (les Amani constituant un autre débat) - sont tous des féticheurs ayant négocié avec un Loa Sombrelance, Gonk le Raptor, dont seuls les Sombrelances avaient emporté le souvenir avec eux à l'époque très lointaine de leur exil sur les Îles Brisées (dans les Mers du Sud), soit, après la défaite de Hakkar l'Écorcheur d'Âmes, lorsque les diverses tribus s'entre-déchirèrent pour les jungles de la vallée de Strangleronce. Ces féticheurs - dont Zen'tabra - auxquels Gonk avait dispensé son enseignements, avaient été maintenus prisonniers - ou endormis - avant même le départ des Sombrelances avec les orcs de Thrall pour les Îles de l'Écho, et se sont miraculeusement éveillés au moment de la campagne menée par Vol'jin pour reprendre les Îles de l'Écho au sorcier vaudou Zalazane.

Aussi, il n'y a des druides que chez les Sombrelances, et cette classe n'est donc pas autorisée aux Atal'ai.

Et, même dans les tribus Amani - ou pourrait être envisagé ce type de féticheur, la spécialité choisie semble être extrêmement restrictive. Si un féral ou un gardien pourrait être expliqué par une relation intime avec des Loas bestiaux, qui lui permettrait d'emprunter leur forme, et qu'un restauration pourrait s'expliquer par un accord scellé avec Lukou, la Loa de la guérison et de la résurrection à la base même de la régénération trolle, lui ayant permis d'accéder à un "niveau spirituel supérieur", l'Équilibre demanderait une explication particulièrement imaginative et poussée.


Guerrier :
Les guerriers - parfois aussi définis comme des "chasseurs de têtes" - forment un groupe social dont la présence chez tous les trolls des jungles - et donc les Atal'ai - va de soit. Le fait de vouloir établir une différence nette entre la guerre - dans le sens de l'activité ayant pour but de se défendre de ses ennemis (et de toutes manières, les Atal'ai sont en guerre contre tout ce qui est extérieur à la tribu) - et la chasse - dans le sens de l'activité à but alimentaire - semble un peu oiseux, car, pour les trolls - du moins pour ceux qui, contrairement aux Sombrelances, ne connaissent pas les restrictions alimentaires imposées par les lois de la Horde -, la distinction n'est pas très nette entre l'ennemi vaincu et le gibier capturé, leur destination pouvant être la même.

Il est important de préciser ici que les Atal'ai tendent comme beaucoup d'autres tribus de leurs congénères à estimer que dévorer la chair d'une créature permet d'absorber, au moins en partie, ce que les trolls appellent son "mojo" (qui correspond plus ou moins à la "magie" animant son corps, quelque chose entre l'âme et l'esprit en laquelle croient d'autres cultures), et par là même de s'emparer d'un peu de sa force, de son pouvoir. Aussi le fait de dévorer un gibier humanoïde (d'autant plus s'il s'agissait de son vivant d'un ennemi redoutable) est une pratique socialement valorisée.

Ce prestige de l'anthropophagie réduit quasi à néant la différence entre le rôle social du chasseur ou chasseur de têtes, et celui du guerrier.

Quant aux guerriers particulièrement vaniteux tenant à être différenciés des simples chasseurs, la différence entre le chasseur et le guerrier se situera plus au niveau du rôle que chacun jouera dans les embuscades tendues au gibier préféré des Atal'ai (à défaut d'être le gibier principal, parce que, forcément, dans un marais peuplé de créatures anthropophages, elles sont moins nombreuses et plus prudentes, les peaux roses - ou vertes, d'ailleurs - assez crétines pour aller s'y aventurer).

Si les chasseurs parviendront à peu près à se débrouiller avec un nombre suffisamment réduit d'ennemis pour qu'ils puissent être exterminer avant d'avoir eu le temps de riposter, lors des vrais affrontements d'importance, ils feront office de simples limiers rabattant le gibier dans l'embuscade où entreront en scène les vrais guerriers - les seuls, emplis de la soif de sang les caractérisant, à être capable de tailler en pièces comme il se doit un ennemi plus redoutable qu'un couple de Perdus.

==> Guerrier Armes / Guerrier Fureur : Peu importe que l'entrainement leur ait appris à manier leur arme à la perfection, où qu'ils se jettent pris d'une fureur sanguinaire sur leurs ennemis en faisant tournoyer leurs armes, ils auront pour but de tuer. Et c'est un domaine dans lequel les Atal'ai sont expérimentés et qu'ils aiment pratiquer, aussi les deux spécialisations demeurent pertinentes pour eux.

Les Atal'ai élevés dans l'ombre du culte de Hakkar le Dieu Sanglant - par cette dénomination, outre son goût pour les sacrifices sanglants (liés à son surnom d'Écorcheur d'Âmes, qui dévore les âmes de ses victimes), on entend aussi son côté sanguinaire, son attrait pour les massacres - tendent à partager sa soif de sang, et on pourrait en déduire que le le Guerrier Fureur, dangereux surtout du fait de la fureur bestiale dont il fait preuve (à la manière des buveurs de sang Furies-des-sables), est un peu plus populaire que l'autre spécialisation parmi les Atal'ai. Mais cela ne constitue nullement une obligation ou une interdiction. Ni même un conseil.

==> Guerrier Protection : Peu importe qu'ils le doivent à un entrainement leur ayant appris à bloquer ou parer à la perfection les coups portés par leurs ennemis, où qu'ils soient nés avec une vigueur peu commune (favorisée qui plus est par les célèbres capacités régénératives des trolls), les guerriers dont le rôle sera de constituer le premier rang encaissant les assauts hostiles, et derrière lesquels les sorciers Atal'ai se dissimuleront pour lancer sur leurs ennemis de sombres maléfices, les sacs à baffe ont parfaitement leur place dans la société Atal'ai.


Mage :
WoW définit les mages comme les étudiants les plus intelligents et les plus disciplinés de la puissante et dangereuse magie des arcanes. Cependant, il semble bien que toute magie pratiquée par les trolls repose sur le vaudou et les Loas, et que les mages Atal'ai n'utilisent donc nullement les arcanes, mais que leur pouvoir puise sa source dans des rituels vaudous leur permettant d'invoquer ou convoquer la puissance des Loas. Ainsi, il n'y a guère de différence entre, d'un côté, les sorciers vaudou ou féticheurs que sont les mages Atal'ai, et, de l'autre, les sorciers-docteurs issus d'autres classes de "casters" présentes dans le jeu. Cette distinction est peut-être même inutile, les mages pouvant être aussi définis comme des sorciers-docteurs. Après tout, les seules différences entre ces jeteurs de sorts consistent dans des affinités de tempérament entre le personnage et les rituels vaudous qu'il utilisera le plus souvent et avec le plus de talent, et les mages s'étant consacrés assidument à l'étude des fétiches et des rituels vaudous permettant d'invoquer la puissance des Loas trouvent parfaitement leur place dans la culture Atal'ai, représentant bien l'archétype du féticheur, du sorcier vaudou Atal'ai.

==> Mage Feu / Mage Givre : Que les puissants Loas de la Destruction dont ils invoquent la puissance leur permettent de calciner à distance leurs ennemis dans des boules de feu ou des éruptions brûlantes, ou que les Loas qu'ils invoquent aient plus d'affinités avec l'eau et leur permettent de diriger des blizzards qui engourdiront les mouvements de leurs ennemis avant de les tuer, les mages de ces deux spécialités correspondent à l'archétype du féticheur Atal'ai. Sans aucun doute, dans une tribu de Trolls des Jungles comme l'est la tribu Atal'ai, le mage feu correspondant bien plus à l'image d'un sorcier tropical est bien plus populaire. Cependant, le mage givre étant avant tout un dompteur d'esprits de l'eau (quelque soit la température de cette eau), il n'est pas exclu d'en trouver dans une tribu ayant vécu des siècles dans un marécage.

==> Mage Arcanes : Les mages Atal'ai n'utilisent pas les arcanes : cette spécialité n'a aucun rapport avec la magie vaudou des Atal'ai. Cette spécialisation n'est donc pas autorisée aux Atal'ai.


Moine :
WoW définit les moines comme les disciples des Pandarens qui, lorsque leur peuple était sous la coupe des mogu, se concentrèrent sur le contrôle de leur chi et l'apprentissage du combat à mains nues, pour développer un art martial et une philosophie particulières qui leur permirent de s'affranchir du joug de leurs maîtres. La philosophie des moines pandarens est profondément étrangère à la culture de nos héros, aussi serait-il donc extrêmement peu crédible qu'il y ait, parmi les Atal'ai, des moines tels que le jeu les entend.

Les moines que compte le gang sont donc ce qu'on qualifierait de "moines pas moines", au même titre que les chevaliers de la mort sont des "DK pas DK". Les moines du gang sont soit des chasseurs des ombres, soit des sorciers-docteurs.

Toute magie pratiquée par les trolls repose sur un vaudou leur permettant de contrôler, dominer ou négocier avec les esprits (ceux que les trolls appellent "Loas", au cœur de leur sorcellerie vaudou). Cette magie repose sur des rituels laissant une part importante à l'absorption de mixtures auxquelles les trolls donnent le nom de "mojo", terme définissant aussi pour eux plus ou moins la "magie" animant le corps d'un être vivant, quelque chose entre l'âme et l'esprit en laquelle croient d'autres cultures - mais il semble que, dans les cultures trolles, pour tout ce qui concerne les "pouvoirs" animant un être vivant (et aussi fondant la puissance, les pouvoirs de l'individu), la différence n'ait pas de raison d'être entre ce qui est inné, dont l'individu disposait à l'origine, et ce qu'il a acquis, par l'entraînement, l'expérience ou même l'absorption de quelque agent que ce soit (et il semble que cet élément doive être lié à l'anthropophagie rituelle pratiquée par les trolls convaincus de s'emparer ainsi, au moins en partie, du mojo de leur victime).

Ainsi, l'absorption de mixtures de puissance diverses (potions magiques ou drogues ?), dont les Zandalari ont démontré la popularité sur l'île du Tonnerre est un élément constitutif à part entière du vaudou troll, au même titre que l'usage des fétiches, car ces produits "donnent du mojo" à celui qui les absorbe, affaiblissent les frontières séparant monde des esprits (ceux que les trolls appellent "Loas", au cœur de leur sorcellerie vaudou) et monde physique, facilitent la possession d'un sujet par les Loas, etc...

Et c'est attesté que, dans les cultures chamaniques, animistes et vaudous, la manifestation des esprits est hautement liée à l'usage de psychotropes divers. Je vais pas pondre un long exposé là-dessus, mais juste dire que, pour nous cartésiens du 21ème siècle, c'est juste que ce qui permet aux croyances de ces sauvages d'exister, ce sont les hallucinations entrainées, mais que, pour eux, ces drogues réduisent la frontière séparant monde des esprits et monde physique, facilitent la possession, etc...

Si les chamans Atal'ai maîtrisent mieux, dans leur pratique de la sorcellerie vaudou, l'usage de fétiches, les moines Atal'ai, eux, ont développé de manière plus pointue l'usage de puissants mojos. Mais l'un n'exclut nullement l'autre, et la différence entre les deux types de sorciers n'effleurera même pas l'esprit d'un Atal'ai : Un chaman et un moine seront tous deux des sorciers-docteurs (ou des chasseurs des ombres). D'ailleurs, la différence entre, d'un coté, les sorciers-docteurs que sont les moines tisse-brume, et, de l'autre, les sorciers vaudou ou féticheurs (c'est-à-dire toutes les autres classes/spécialités de "healers" autorisées pour les Atal'ai) est si mince - car c'est après tout, par , aussi au pouvoir des Loas que ceux-ci font appel - que les trolls n'y prêtent sans doute guère d'importance. Cette distinction est peut-être même inutile.

==> Moine Tisse-Brume : Ces sorciers-docteurs tirent leur talent dans la guérison, à la fois des négociations que les rituels vaudous qu'ils ont pratiqué leur ont permis d'entreprendre avec des Loas (ou de la contrainte qu'ils sont parvenue à imposer à certains Loas), et utilisent aussi des fétiches similaires à ceux de leurs confrères, mais ils en tirent aussi une partie importante des mojos qu'ils absorbent ou font absorber à leur patients. Certains de leurs mojos (ce que d'autres appelleraient peut-être des tonneaux d'alcool ou des herbes plus psychotropes qu'aromatiques ? Razz) leur permettraient même visiblement de capturer et asservir certains de ces Loas.

==> Moine Maître brasseur / Moine Marche-vent : Plutôt que des sorciers-docteurs, ce sont des "chasseurs des ombres", sortes de guerriers sacrés tirant leur force de leur capacité à contrôler ces esprits que les trolls appellent "Loas". En simplifiant d'une manière un peu grossière, on pourrait dire, même si les différences ne sont pas aussi tranchées, que, si le sorcier-docteur tire des Loas ce qui est visuellement un sortilège, des rituels transforment le troll devenant chasseur des ombres en être physiquement possédé par ces Loas, lesquels renforcent sa puissance physique et lui confèrent des pouvoirs inhabituels, sans pour autant forcément en faire un béhémoth. Le fait que ces chasseurs des ombres soient fortement "imbibés de mojo" fait partie des rituels de transformation, comme il en fait partie pour les béhémoths.

Il est à noter que tout ceci n'est que pure conjecture de notre part, mais ces conjectures nous semblent cohérentes et sont acceptées de tous. Elles ont donc désormais force de loi pour nous.


Prêtre :
WoW définit les prêtres comme des individus ayant consacré leur vie au spirituel, et exprimant la force de leur foi en se mettant au service des autres. Cette définition ne s'applique pas idéalement au clergé Hakkari, dont sont membres les prêtres Atal'ai, même si celui-ci est définit par WoW comme un Loa, et non un dieu.

Mais, pour une meilleure compréhension de l'existence de ce clergé, il est nécessaire d'expliciter la notion de Loa. Il s'agit d'un esprit, une entité magique plus ou moins puissante, régissant certains aspects de l'Univers. C'est un concept très populaire dans des cultures animistes comme celles des trolls, pour lesquels il existe une infinité de Loas - plus ou moins puissants, et avec lesquels on a des relations plus ou moins amicales (on ne l'est vraisemblablement pas avec ceux des humains, des elfes, etc...) -, mais tous sont des esprits, des Loas. Eluné est un Loa reconnu par les trolls, même s'ils ne veulent rien avoir avec elle. Et cela fonctionne parfaitement comme ça, parce que les trolls n'ont globalement pas une théologie très structurée, comme elle existe dans la religion chrétienne, par exemple, avec le Dieu unique au sommet, et puis des tas d'entités à des rangs inférieurs, mais très hiérarchisées : les séraphins, les archanges, les saints, les anges, etc... Du fait des cultures animistes des trolls, une telle hiérarchie n'a nulle raison d'être. En effet, ils s'estiment entourés d'esprits un peu partout (il en existe de toutes sortes), et, si les trolls peuvent concevoir qu'ils aient des puissances différentes, ils n'ont aucune raison de leur donner des tas de titres, de définir une hiérarchie claire et précise. L'infinité de Loas différents constitue même un raison justement de ne pas le faire, tant cette classification constituerait un travail insurmontable.

Cependant est né à l'époque des deux grands Empires trolls un début de hiérarchie, où fut accordé à certains des Loas les plus puissants un traitement différent : une vraie vénération, un Culte, constituant des "marchés" bien plus à l'avantage desdits Loas que ceux consistant à contraindre les Loas comme procèdent fréquemment les sorciers-docteurs. Avec ce traitement privilégié, les Loas concernés se sont vus décerner un titre plus ronflant, celui de Dieux. Il semble que les deux empires trolls (et même Zul'drak) aient partagé une croyance commune dans un grand panthéon de dieux primitifs, mais les Gurubashi finirent par tomber sous l'influence exclusive du plus sombre d'entre eux.

Le monothéisme dans WoW n'est pas possible (puisqu'on dispose de quantité de preuves, dans ce monde médiéval-fantastique, de l'existence de nombre d'entités supérieures concurrentes - les Aspects et tant d'autres -, qui rendent impossible la croyance en un Dieu unique), mais la monolâtrie (le fait de vénérer une seule entité, tout en reconnaissant l'existence des autres) si. Et celle-ci attribue immédiatement une autre dimension à la divinité privilégiée, le statut de Loa partagé par tant d'autres entités surnaturelles ne pouvant absolument plus lui convenir. On ne peut dès lors plus parler que de dieu. Ce fut le cas chez les Drakkari, dont chaque tribu vénérait un seul Loa qu'ils qualifiaient de dieux, avant que ces tribus, sous l'influence du Roi-Liche, ne trahissent leurs divinités.

Et c'est bien sûr le cas des Atal'ai et Hakkari, puisque ce sont les seuls à être restés fidèles à cette théologie monolâtre de l'Empire Gurubashi (qui a d'ailleurs mené à sa chute, lors de la révolte des tribus). Les Atal'ai du Temple d'Atal'Hakkar demeurent monolâtres de Hakkar, et pour eux, il est le Dieu, un point c'est tout. C'est surtout vrai du point de vue des prêtres, auxquels il ne serait pas prudent d'affirmer que Hakkar est un Loa. Il est vraisemblable que cela mènerait l'imprudent hérétique à... bah... à un truc pas cool. Les autres Loas ne peuvent être considérés au même niveau que l'Écorcheur d'Âmes, et même dire "les autres Loas", et ainsi entendre implicitement que Hakkar serait un Loa au-dessus des autres serait extrêmement risqué. Toutes les autres entités surnaturelles sont des Loas, plus ou moins puissants, mais nullement comparables au seul Dieu qu'est l'Écorcheur d'Âmes.

Aussi, bien entendu, au sein de la tribu Atal'ai, coexistent des opinions différentes sur ce très très puissant Loa qu'est Hakkar. Mais, en présence de membres du culte, tout Atal'ai évitera de remettre en cause la suprématie du Dieu, pour ne pas avoir un avant-goût  de l'attrait de Hakkar pour les sacrifices sanglants que partage son clergé.

Quant à la magie dont font usage les prêtres Hakkari, il semble bien que toute magie pratiquée par les trolls repose sur le vaudou et les Loas, et les prêtres ne font pas exception. D'ailleurs, des sorciers-docteurs, des féticheurs, des maléficieurs ou des chasseurs des ombres ont vraisemblablement négocié avec Hakkar lui-même, passé des "marchés" comme ils le font avec d'autres Loas. Et, de même, le culte organisé par le clergé en l'honneur de Hakkar est fondé sur ce principe, les prêtres vouant un culte à l'Ecorcheur d'Âmes espérant bien plus obtenir ainsi une parcelle de son pouvoir que susciter son amour ; cela limite leurs chances d'être déçus. Aussi, si le clergé est une institution beaucoup plus hiérarchisée que ne le sont les castes de sorciers-docteurs et autres féticheurs, les rituels pratiqués par le culte sont assez semblables à la sorcellerie vaudou des autres jeteurs de sorts Atal'ai, souvent basés sur cette idée de "marché" qu'ils scellent avec Hakkar en le rétribuant par de généreux sacrifices, généralement humanoïdes. De même, les pratiques des prêtres, qui ne rechignent pas à la domination ou à la négociation avec d'autres Loas, se rapprochent en la matière de celles des sorciers-docteurs, même si, généralement, le contrôle de ces Loas mineurs leur est accordé par l'Écorcheur d'Âmes.

Un autre indice de la proximité des pratiques des prêtres de Hakkar et des sorciers vaudous est le fait que, à Zul'Gurub, Jin'do (par le passé un des pontes du clergé Hakkari) a récemment démontré qu'il était possible de contraindre l'Écorcheur d'Âmes lui-même par la force.

Aussi, la différence entre les prêtres de Hakkar et les sorciers-docteurs demeure extrêmement floue, dans la société Atal'ai, car c'est après tout, par l'usage de leur sorcellerie vaudou, aussi au pouvoir des Loas que ceux-ci font appel - même s'ils invoquent pour cela l'entremise d'un Loa - ... oups ! d'un Dieu ! - plus puissant. Cette distinction repose donc essentiellement, au cœur du Temple d'Atal'Hakkar, où domine le culte de Hakkar, sur un plus grand prestige social des prêtres... Quoi que, le culte dominant tant la société Atal'ai, tout un chacun tend justement à se revendiquer d'une appartenance à un niveau ou un autre à celui-ci.

==> Prêtre Discipline / Prêtre Ombre : Ces prêtres de Hakkar disposent d'une place de choix dans la société Atal'ai, et tout un chacun craint leurs accusations d'hérésie autant que leurs envies d'offrir des sacrifices de choix au Dieu Sanglant.

Les sphères de l'ombre et des ténèbres, bien sûr, mais aussi des malédictions et de la décrépitude (et donc, plus ou moins de la nécromancie) que recoupent les pratiques du Prêtre Ombre correspondent par excellence aux attributions de Hakkar. Notons d'ailleurs qu'elles illustrent assez merveilleusement l'utilisation par les prêtres du vaudou troll. Mais excellence ne signifie pas obligation, et le Prêtre Discipline est parfaitement possible, car sa magie essentiellement basée sur des boucliers et des flux d'énergie pure n'est pas connotée théologiquement, et peut donc être tirée de Hakkar lui-même, ou encore plus vraisemblablement de moins puissants Loas, asservis par l'Écorcheur d'Âmes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Et les ailes qui nous poussent dans le dos en prêtre Discipline c'est des ailes de serpent ailé, d'abord.
==> Prêtre Sacré : Contrairement à la spécialité Discipline, cette spécialité est très connotée théologiquement, et nous estimons que les prêtres sacrés sont des prêtres vénérant la Lumière... Au vu des Loas avec lesquels traitent les Atal'ai, il est tout à fait cohérent d'affirmer que cette spécialité n'a aucun rapport avec la sombre sorcellerie vaudou des Atal'ai. Aussi cette spécialisation n'est pas autorisée aux Atal'ai.


Voleur :
WoW définit les voleurs comme des mercenaires pour lesquels seul compte la finalité, et l'honneur s'achète, comme des assassins mortels et maîtres de la furtivité s'appuyant sur des tactiques brutales et efficaces leur permettant d'approcher leurs proies par derrière, frapper sans l'ombre d'un remord un organe vital, et s'évanouir dans l'ombre avant que leur victime ne touche le sol. Et c'est là exactement la définition d'un chasseur de têtes Atal'ai.

"Chasseurs de têtes" ou chasseurs - parfois aussi définis comme des guerriers -, qu'ils préfèrent "tirer" de loin leur proie, ou s'approcher furtivement suffisamment près pour pouvoir lui trancher la gorge, peu importe. Ils forment sans doute le groupe social le plus important chez les trolls des jungles. Le fait de vouloir établir une différence nette entre le "chasseur de têtes" (entendons par là d'humanoïdes) et le "chasseur" (c'est-à-dire, dans le sens alimentaire, ce que nous, humains, identifions à un chasseur de gibier animal) semble un peu oiseux, car, pour les trolls - du moins pour ceux qui, contrairement aux Sombrelances, ne connaissent pas les restrictions alimentaires imposées par les lois de la Horde -, la distinction n'est pas très nette.

Il est certain que, pour nous, la chasse à l'affût, telle que la mènent les prédateurs qui surgissent de l'ombre dans le dos de leur proie, est plutôt difficile à mener ; un humain aurait les plus grandes difficultés à se placer furtivement dans le dos d'un canard ou d'un chevreuil pour lui sauter dessus et l'égorger comme pourrait le faire un félin. Mais, dès lors que leur "gibier" préféré (à défaut d'être le gibier principal, parce que, forcément, dans un marais peuplé de créatures anthropophages, elles sont moins nombreuses et plus prudentes, les peaux roses - ou vertes, d'ailleurs - assez crétines pour aller s'y aventurer Razz) est constitué de créatures humanoïdes, la différence entre le chasseur qui posera des pièges ou tentera de "tirer" sa proie à grande distance, et le voleur qui chassera ses proies à l'affût, tend à disparaître. Dans un tel contexte, les méthodes de traque et de meurtre du voleur sont aussi efficaces que celles du chasseur.

Notons que la différence n'est pas non plus très nette entre chasse - dans le sens de l'activité à but alimentaire - et guerre - dans le sens de l'activité ayant pour but de se défendre de ses ennemis (et de toutes manières, les Atal'ai sont en guerre contre tout ce qui est extérieur à la tribu) -, aussi la différence entre le rôle social du chasseur ou chasseur de têtes d'un côté, et celui du guerrier de l'autre, est-elle relativement rare.

Pour les chasseurs de têtes particulièrement vaniteux tenant à être différenciés de la plèbe guerrière, la différence entre le chasseur de têtes et le guerrier se situera plus au niveau du rôle que chacun jouera dans l'embuscade tendue au gibier préféré des Atal'ai. Maîtrisant leur environnement, se faufilant comme des ombres à travers les arbres, les chasseurs de têtes excelleront dans le domaine de la traque, ainsi que du meurtre perpétré grâce une embuscade rapide - vraisemblablement appuyée par l'usage de poisons meurtriers -, avant même que la proie n'ait pu se rendre compte de ce qui lui arrive - sans parler de se défendre. Les guerriers, eux, serviront lorsque le nombre de proies sera trop important pour qu'une embuscade éclair où l'ennemi a à peine le temps de réagir soit possible. Ils constitueront alors la chair-à-dragon envoyée se frotter à l'ennemi, une fois que les chasseurs de têtes auront pistés celui-ci et l'auront conduit dans un guet-apens.

==> Voleur Assassinat / Voleur Combat / Voleur Finesse : Peu importe qu'ils excellent plus dans l'art de se dissimuler dans l'ombre suffisamment près pour surprendre leur ennemi avant même qu'il ait eu le temps de constater qu'il était mort, dans celui de porter des coups pernicieux transperçant les organes vitaux de leurs victimes, ou dans l'utilisation de poisons meurtriers, ils demeurent des chasseurs de têtes, et toutes les spécialisations demeurent pertinentes pour eux.

Les Atal'ai demeurant des trolls parmi les plus fourbes, on pourrait en déduire que le côté sournois et pernicieux des poisons du Voleur Assassinat le rendrait un peu plus populaire que les deux autres spécialisations. Mais cela ne constitue nullement une obligation ou une interdiction. Ni même un conseil.

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"On considère un récit écrit comme intrinsèquement plus vrai que les rumeurs portées par les hommes. Mais pour quelle raison des documents physiques seraient-ils plus crédibles que la parole d'un témoin oculaire ?"
Citation attribuée par la rumeur tantôt à Jac'binvil, grand annaliste Atal'ai, tantôt à Wiley l'aubergiste, grand pourvoyeur des ragots de Cabestan.

Rumeurs de Cabestan

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Localisation : Cabestan, bien sûr !

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